Le système de bonus/malus, également connu sous l'appellation CRM (coefficient de réduction/majoration), vise à inciter les gens à un maximum de prudence. Ainsi, les conducteurs « irréprochables » paient une prime annuelle moins élevée que ceux qui sont responsables d'accidents (on ne prend en considération que les sinistres qui mettent en cause un tiers). On peut aussi bénéficier d'un bonus si l'on est victime d'un accident imputable à un cas de force majeure ou à un voleur.
Chaque année, le conducteur « modèle » verra sa prime réduite de 5 % du CRM, alors que le « fautif » la verra augmenter de 12,5 à 25 % du CRM (pour les véhicules à usage professionnels, le taux de bonus est élevé à 7 %, et celui de malus abaissé à une échelle de 10 à 20 %).
On peut aller jusqu'à une réduction de 50 % de sa cotisation... moyennant tout de même treize années de conduite sans faille ! A bon entendeur...
Le principe du bonus/malus ne s'applique pas à certains véhicules : vélos, deux-roues d'une cylindrée en dessous de 80 cm3, et machines agricoles.
Si une personne cause un accident mais qu'elle se situe dans la case « bonus » depuis au moins trois ans, son coefficient ne sera pas majoré. Et si une personne se trouve du côté « malus », elle peut revenir du côté « bonus » après deux années d'assurance sans accident.
En cas de changement de véhicule (ou d'achat d'un deuxième ou d'un troisième véhicule), le bonus/malus est transféré au nouveau véhicule. Et en cas de changement de société d'assurance, la cotisation est calculée en fonction du précédent coefficient de bonus/malus.